Par Anne Gillain Mauffette
Suite de la première partie: L'argile, un outil de développement peu utilisé au préscolaire.
https://jeulibrequebec.blogspot.com/2026/03/largile-un-outil-de-developpement-peu.html
1. Des formes à explorer par les enfants :
La glaise permet aux enfants de façonner des objets en trois dimensions et de formes verticales.
Les enfants vont progressivement découvrir le potentiel
de cette matière mais aussi ses limites.
En effet, si «la glaise a des qualités
plastiques et se plie souvent aux intentions des enfants, elle a ses propres
caractéristiques qui posent certains problèmes aux enfants».1
«Ils vont rencontrer des défis au niveau
du poids, du volume de l’équilibre qui les forcent à réfléchir de façon à la
fois visionnaire et très concrète.»
«La rencontre des enfants et la glaise
génère continuellement une dimension de recherche qui les amène toujours un peu
plus loin.»1
La pensée des enfants se construit par étapes : ils vont passer par des erreurs, des évaluations et des reformulations (remanipulations, reconfections).
On va laisser le temps aux enfants
d’identifier les problèmes et de trouver des stratégies pour y faire face et
les résoudre.1 Au besoin, l’adulte apportera de l’étayage (poser une
question, suggérer un outil, un matériau, etc.).
- Apprivoiser la hauteur et l’équilibre : défier la gravité
Les enfants aiment faire des structures
architecturales. Ils aiment faire «des grandes choses1»
Ils adorent
construire des tours et des ponts.
Ils en font souvent avec des blocs.
Avec la glaise, ils les font souvent en rattachant des petits morceaux qu’ils ont détaché d’un plus gros morceau de glaise et les scellent avec de la barbotine.
Mais comment faire pour qu’une structure ne s’affaisse pas. ?
Les enfants vont essayer toutes sortes
de stratégies.
Les enfants partagent leurs astuces et
leurs camarades les imitent souvent.
Parfois deux
structures individuelles, créés l’une à côté de l’autre, et qui penchent
dangereusement, vont inciter les enfants à joindre leur travail, une structure en
soutenant l’autre.
Si l’enseignante les relance : «pourriez vous refaire un pont ?» Ils vont peut-être rapprocher les deux colonnes de la structure. Ou bien l’enseignante leur offrira une suggestion.
Par essais et erreurs, les enfants apprennent à faire des bases plus larges par exemple
S’ils utilisent des colombins les uns par-dessus les autres,
reliées avec de la barbotine, pour faire des tours, des colonnes ou des arbres,
ils peuvent insérer un tube en carton ou en plastique au milieu pour les garder
plus droites en attendant que cela sèche.
Ou ils étalent, puis enroulent la glaise et la mettent
debout.
Ici on a offert aux enfants des brochettes de bois pour les aider à régler en partie les problèmes de hauteur. Certains s’en sont servis d’autres par, mais la stabilité reste à régler et certains ont épaissi la base pour rendre leur structure plus stable.
Les enfants vont sentir le manque
d’équilibre avec leurs mains et s’assurer de la stabilité de leur construction.
On va les observer pour s’assurer qu’ils ne se découragent pas et leur offrir parfois le petit coup de pouce nécessaire en leur suggérant un support quelconque au besoin (un morceau ou une colonne de glaise ou un tube de plastique, du papier journal froissé, du carton ou un morceau de bois, etc.). Il suffira d’une fois ou deux pour qu’ils s’approprient ce truc et ensuite choisissent ce qui convient le mieux.
-
Faire des volumes à partir de surfaces
plates:
En les soulevant, les repliant, les enfants vont inventer des structures: une route avec un tunnel par exemple.
2. Du matériel à proposer
-
De la glaise de différents types et couleurs, d’abord séparément puis associées.
Les différentes sortes de glaises «ont des spécificités chimiques, des couleurs, des consistances, des qualités tactiles, une porosité, une dureté, une plasticité, un degré de contraction (quand elle sèche, elle rétrécit plus ou moins) variés». Leurs réactions avec l’eau fait qu’elles sont malléables mais répondent différemment sous la main et avec les outils. Certaines ont une surface lisse d’autres rugueuses.
Expérimenter avec ces
différences va augmenter les compétences d’expression et de construction des
enfants.
Certaines se prêtent mieux à certains usages.
-
D’autres matériaux :
Des roches, écorce
d’arbres, coquillages, etc. vont permettre des effets et volumes souvent
surprenants.
L’impression répétée d’objets va donner des motifs et le déplacement d’objets aussi.
On peut demander aux enfants de trouver des objets qui vont laisser des traces dans la glaise : un cylindre de carton, de la dentelle, etc. On laissera les enfants expérimenter avec les objets trouvés.
Les enfants des écoles préscolaires de Reggio Emilia ont exploré la notion de convexité et concavité en utilisant du plâtre sur leurs créations de glaise obtenant un positif et un négatif
- Des outils
Avant d’offrir des outils aux enfants on
va leur permettre de travailler juste avec leurs mains. Car « la main est
l’outil principal pour former la glaise»1.
Chaque partie de la main va être utilisée les poings, la paume, le bout des doigts.1
Puis on proposera certains outils
simples puis les outils traditionnels utilisés avec l’argile : ébauchoirs
pour modeler et lisser, mirettes et couteaux pour sculpter ou découper, gouges
pour creuser, rouleaux pour étaler, les mirettes, les spatules, les grattoirs,
les éponges pour lisser, etc. On offrira aussi des pinceaux pour la barbotine.
Et des guides de bois pour étaler la glaise.
Mais vous pouvez aussi vous servir
de matériaux improvisés: fourchettes, couteaux et cuillères de cuisine, de
cure-dents, de bâtonnets, de clous, ouvre-bouteilles. Des bouchons qui vont tracer des ronds, des
blocs de plastique des carrés, rectangles triangles, des peignes pour strier et
des brosses pour faire des petits points ou des lignes. Des coquillages, des
morceaux d’écorce, des feuilles, des roues vont faire des empreintes. Du carton
ondulé, des filets de différentes grosseurs, des morceaux de grillage de métal
aussi. Même un truc pour le miel va faire des sillons.
Un fil à couper (fil métallique entre
deux poignées) permet de trancher des galettes d’un gros morceau de glaise plus
facilement. Les enfants adorent tirer de toutes leurs forces pour réussir à
couper une grosse galette.
Une bonne façon de présenter le matériel est dans un
petit chariot qui peut être déplacé.
Des bâtonnets (brochettes de bois) :
Des rouleaux pour faire des traces
-
Des tubes de plastique et de carton
-
Du carton, du papier journal
- Du petit matériel polyvalent naturel, trouvé ou commercial
-
Des couleurs (acrylique, pigments, vernis)
On peut utiliser de l’acrylique sur de l’argile sèche ou cuite.
Les enfants dans les centres préscolaires de Reggio Emilia font eux-mêmes
leurs engobes (avec poudres de couleurs) qu’ils appliquent sur les pièces avant
séchage et cuisson. Il s’agit d’un mélange d’argile et d’eau bien lisse auquel on ajoute des pigments. Les couleurs
changent à la cuisson provoquant un effet de surprise.
3. Des espaces à organiser
On a l’habitude de proposer la glaise sur une ou des
tables.
Mais on peut aussi travailler au sol.
Pratique pour les petits et intéressant
pour les plus grands.
Ci-dessous, une nappe entoilée protège
la table mais permet à la glaise de ne pas trop coller.
Certains aménagements encouragent les
œuvres à plusieurs d’autres favorisent le travail individuel.
Des plaques de glaise posées l’une à côté de l’autre au sol ou ailleurs sur une longue surface vont sans doute provoquer des collaborations et des œuvres collectives.
Si vous trouvez cela trop salissant à
l’intérieur, installez-vous dehors.
Ici chaque enfant a un plateau de bois
sur lequel il travaille.
Il est plus facile de faire de petits
groupes de travailler toute une classe de maternelle en même temps. La forme
d’ateliers se prête bien à ce genre de travail.
4. Des sujets à représenter
Les enfants peuvent fabriquer des sculptures
abstraites fort complexes.
«Quand les enfants commencent à vouloir
créer avec la glaise, ils expriment parfois une intention d’une forme ou un
sujet à réaliser et d’autres fois, l’identité (du sujet) va se former au fur et à mesure
de la manipulation»1.
L’enfant va trouver par exemple que la
forme qu’il vient de faire ressemble à une tortue et va la nommer comme telle
et la continuer.
«Les formes crées aspirent parfois à
représenter un sujet, d’autres fois ne sont qu’évocatrices de quelque chose et
à d’autres moments, les contextes environnementaux offrent l’inspiration
créatrice»1.
Exemple : Des enfants ayant été se promener en ville sont revenus avec l’idée de construire une ville.
La nature avec ses arbres, plantes,
insectes, animaux et l’eau présente une multitude de sujets qui intéressent les
enfants et pour lesquels, en les représentant, ils développent de l’empathie.
On va souvent partir d’objets rencontrés
par les enfants dehors et dans leurs sorties et pour lesquels ils ont montré
des questionnements, de l’enthousiasme.
Les enfants vont aussi s’inspirer des
livres et de personnages qu’ils affectionnent.
Des arbres
Le tronc, les branches
Pour se distancier des stéréotypes de
formes, il est nécessaire de regarder de plus près.
La forme des choses dans la nature
changent avec le climat, le vent, la pluie, la neige, la sècheresse et le
temps.
Les enfants remarquent et questionnent ces
choses-là : «Quand la neige fond on peut voir les feuilles au sol :
il y en a qui sont sèches et craquées et partent au vent.»« Comment les
feuilles repoussent-elles de la branche ?».
Ils vont dessiner des feuilles, en
sculpter puis les strier, les enrouler un peu, etc.
Des personnages
Soi même et d’autres :
La représentation en argile de la figure
humaine épouse le niveau de développement de l’enfant au niveau du dessin. Les
deux dépendent de l’évolution de son image de soi.
Mais les représentations vont aussi
évoluer avec le nombre et la qualité des expériences proposées.
Plus l’enfant a des occasions de
dessiner, de modeler, plus ses personnages vont se raffiner.
Ils vont observer et reproduire diffrenes parties de leur
corps : leur tête, leurs mains, etc.
«La tête ce n’est pas un rond exactement
c’est un ovale».1
Des visages, des bustes:
Ces enfants ont créé des personnages «amis des arbres» avec le matériel à leur disposition:
Ces enfants ont été invités à faire leurs portraits :
Les personnages debout vont aussi poser des problèmes
d’équilibre et de stabilité.
C’est un grand défi pour eux, mais la verticalité leur est
importante car elle donne vie aux personnages.1
S’ils n’y arrivent pas ils vont parfois trouver une
excuse :« il fait dodo», «il est assis».
Mais ils développent des théories pour que cela ne tombe
pas : « Il faut faire des jambes fortes et larges», « il faut faire des
grands pieds».
Photos Peachtree
On peut leur proposer de représenter des personnages dans
différentes attitudes et de mouvements.
Des robots
Dans un projet sur les robots, les enfants en ont construits avec des blocs, du matériel recyclé et de la glaise. Photos Garden Gate
Des animaux
Les enfants vont identifier les éléments
qui donnent leurs caractéristiques aux animaux
(oreilles, griffes, queue, la fourrure, etc.),
et qui permettent de les reconnaître. Ils vont utiliser toutes les habiletés
acquises dans l’expérimentation avec la glaise et les outils pour obtenir des
formes et textures qui les satisfassent.
Ceux-ci ont observé des mages avant de
construire l’animal qu’ils ont choisi de représenter :
Lorsque les enfants essaient par exemple de créer un cheval, ils vont rencontrer de nombreuses difficultés techniques et tenter de réconcilier ce qu’ils voient dans leur tête avec leurs habiletés du moment.
Ils trouvent des solutions
temporaires : le cheval est fatigué et est couché, sa tête touche par
terre parce qu’il a faim, et broute.
S’Ils persévèrent avec cet intérêt, leurs solutions s’enrichissent avec le temps, ils acquièrent plus de connaissances et de compétences par rapport à la glaise et les chevaux.1
Des oiseaux, canards :
Des insectes, des papillons
Photos Garden Gate
Dans les écoles préscolaires de Reggio
Emilia, les enfants sont invités à représenter un même sujet de différentes
façons. Ce centre préscolaire fait de
même
Dessiner, puis sculpter avec la glaise,
puis revenir au dessin (ou le contraire), permet aux enfants de mieux voir et
connaître le sujet et à l’interpréter différemment mais de façon personnelle.1
Des batraciens
Dans le cadre d’un projet d’élevage de
grenouilles, voici une représentation faite par un enfant :
Des
tortues
Des poissons, baleines, cachalots, etc.
Des dinosaures
Des maisons et des autos
L’argile peut aussi servir de support pour d’autres
types de créations
La
glaise permet de multiples essais avant d’en arriver à un résultat
satisfaisant.
«Le
dialogue entre la glaise et les enfants est particulièrement riche car celle-ci
accepte des versions différentes, des formes provisoires qui peuvent être
changées.»1 Elle tolère bien les erreurs puisqu’elle peut être
remodelée, sa forme modifiée, ajustée.1
Mais elle
demande aussi de la patience, de la concentration, de la motivation, de la
ténacité1 dont témoignent tous les enfants dans ces photos.
Elle exige d’être manipulée avec soin quand elle est sèche ou cuite1.
5. Exposer les créations
Regrouper les créations et les mettre en valeur, va leur donner
une dimension différente qui va donner de l’importance aux efforts des enfants,
renforcer leur estime de soi et démontrer leurs capacités à leurs parents et
camarades.
On peut préparer une exposition des ouvrages dans une bibliothèque par exemple, une galerie d’art, dans des vitrines dans le corridor de l’école, dans l’entrée du CPE ou la garderie ou juste dans notre local.
6. Des visites
Des visites dans des galeries où sont
exposées des œuvres en céramique ou une visite chez un potier sont des
occasions d’inspiration et de motivation pour les enfants.
Après La visite chez le potier les enfants remarquent les pots à fleur et demandent qui les a faits.
7. Comment conserver la glaise
Une fois le paquet ouvert, pour la protéger, on va la
couvrir d’un tissu humide puis l’entourer d’un plastique avant de la placer
dans un contenant hermétique.
On peut aussi la réutiliser une fois sèche en la
réhumidifiant.
8. Un mot sur la cuisson de pièces
Vous n’avez probablement pas de four à
céramique Mais peut-être une association de potiers de votre région, votre
municipalité ou un parent artiste en a-t-il un et vous permettrait de
l’utiliser? Peut-être un potier ou céramiste pourrait vous conseiller et même
venir en classe ou donner un atelier aux éducatrices de votre CPE ?
La préparation de l’argile pour survivre à la chaleur du four demande un peu de soin. Il ne doit pas y avoir de bulles d’air dans l’argile. L’épaisseur ne doit pas dépasser 2 à 3 cm. Pour les grosses pièces, il faut donc évider le centre. Différentes sortes d’argile demandent des chaleurs différentes.
9. L’utilisation de la technologie
On n’a pas tous des microscopes électroniques, mais nous avons des caméras et des ordinateurs qui peuvent donner d’autres perspectives aux enfants sur la glaise et sa texture.
10. Les écoles préscolaires
de Reggio Emilia
Ces écoles municipales encouragent «les
cent langages» des enfants dont fait partie l’expression à travers la glaise.
Leur maison de publication Reggio Children vient de sortir un
Manuel, en anglais, de 400 pages,
abondamment illustré sur l’Argile, intitulé Clay
techniques, experiences, imaginaries 1 où ils démontrent leurs
façons de faire et ce que les enfants peuvent réaliser dans un contexte idéal
où les ressources ne manquent pas (un spécialiste en arts plastique dans chaque
école, un atelier, un four à céramique, des formations professionnelles
continues).
Mais ce manuel peut nous enseigner
beaucoup de choses, malgré nos conditions moins favorables. Malheureusement,
nous ne pouvons reproduire les photos de ce magnifique livre. Leur pédagogie
accompagne les enfants en partant ce que les enfants expriment et les aide à
avancer en leur proposant des expériences sans qu’ils ne perdent leur
satisfaction ni leur enthousiasme.
On y voit des enfants de 2 à 6 ans qui ont
créé entre autres : une ville, une foule, leur assemblée, des acrobates,
des chevaux, une girafe... Des hauts reliefs d’un raton laveur, un gorille, un
renard et un phoque.
Une
haute colonne, des plantes grimpantes, une maison pour une plante, des
sculptures sonores, des écureuils, une grenouille, un iguane, une tortue, des
vagues qui ont tous été intégrés dans leur jardin. Comme dans cette
garderie :
Photo
Les enfants des écoles italiennes ont aussi confectionné une multitude de sculptures. Ils ont réparé et enjolivé des objets
casés dont un pot à fleur et une murale. Ont fait un film en stop motion de
leurs mains dans différentes positions.
On s’émerveille devant leur ingéniosité et leur sens du détail ; il faut le voir pour croire qu’il s’agit de si jeunes enfants.
Les enseignantes y documentent les
processus des enfants comme dans cette garderie :
Cet article s’est inspiré de passages de ce livre.
Les illustrations de notre texte sont tirées de photos de garderies et maternelles qui s’inspirent de ces écoles, principalement aux États-Unis.
Pour voir d’autres réalisations
d’enfants, parfois un peu plus complexes, consulter cet article publié précédemment
sur le même sujet :
https://jeulibrequebec.blogspot.com/2022/03/experimenter-avec-les-materiaux-sixieme.html
Conclusion
«La glaise est une substance aux mille visages.1»
C’est un matériau enchanteur, polysensoriel.1
Mais la glaise demande aussi un effort, « un
investissement affectif, sensoriel, imaginatif dont l’engagement va varier.1»
Jouer avec l’argile «est une invitation à découvrir et
redécouvrir.» «Elle incite à essayer des choses.» Et est une «source de
nouvelles possibilités.»1
C’est pourquoi, il ne suffit pas de faire un atelier
de temps en temps mais d’en faire un matériau aussi disponible que la peinture.
Car
les découvertes qui se multiplient avec la glaise sont «des moteurs
d’apprentissages». Elles :
Stimulent la communication et la collaboration
Stimulent
les fonctions cognitives, la créativité.
Établissent
des connexions entre les nouveaux faits et ceux qui sont connus.
Provoquent
des questions.
Mettent
les idées en action
Développent
la motricité fine, l’autorégulation.
Diminuent le stress, etc.
Mais pour que l’argile joue pleinement son rôle,
l’adulte devrait pouvoir d’abord expérimenter lui-même pour être en mesure de
connaître le potentiel de cette matière afin d’être mieux capable d’accompagner
les enfants dans leurs découvertes. Ou au moins, de découvrir avec eux. S’il
apprécie le travail de la glaise il risque davantage de créer de l’enthousiasme
et de la curiosité chez les enfants, de les stimuler et de les aider à
persévérer dans leurs projets.
Les connaissances acquises devraient lui permettre de
proposer du matériel et des situations pertinentes et faire avancer les
apprentissages.
C’est ce que nous avons tenté de faire un peu ici.





























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