lundi 7 avril 2025

Stimuler le développement psychométrique au préscolaire, troisième partie

 Pour voir la deuxième partie: https://jeulibrequebec.blogspot.com/2025/04/stimuler-le-developpement-psychomoteur_43.html


La dissociation

Photo  Peachtree                                                                               Photo Mairtown Kindy                                          

Il s’agit de mouvements où certaines parties du corps sont plus sollicitées, les autres l’étant plus ou moins.

On va immobiliser une partie du corps pour porter l’attention sur l’autre.

Dans Scions scions du bois par exemple, l’attention est portée sur les bras, les pieds et jambes étant à peu près immobiles.

· Dissocier des parties du corps

Apprendre à dissocier nos différentes parties du corps va avoir des conséquences dans l’écriture par exemple. Au début, Les enfants ont tendance à raidir tout leur corps et se fatiguent très vite d’écrire.

On va donc propose aux enfants des situations qui attirent l’attention sur et mobilisent une partie du corps.

Exemples :

-          Les membres inférieurs sont fixes; on bouge les bras et le tronc dans tous les sens. On peut prendre l’image d’un orage, le vent souffle et secoue l’arbre.

-          Tourner une balle autour du cou de la taille ou autour de nos pieds écartés

-          Assis au sol jambes allongées, rouler le ballon des jambes, autour de soi.

-          Marcher accroupi les mains sur la tête

-          Sauter à pied joints les mains sur la tête

-          Marcher bras tendus avec un livre dessus et un petit papier sur le livre

-          Ou marcher les bras tendus avec les poings fermés

-          Dribbler un ballon avec l’autre bras tendu.

-          Courir ou galoper avec un cerceau tenu bras tendus (image : courir sous la pluie) avec un parapluie)

-          Courir avec un bras levé qui tient un foulard (la fumée du train)

-          Marcher en levant les genoux

-          Faire les essuie-glaces avec les pieds

-          Tartiner la plante de ses pieds avec du beurre d’arachide

-          Assis, essayer de prendre son pied comme un téléphone

-          Frapper au sol avec les mains, une en pronation (dos de la main par en haut) et l’autre en supination (paume vers le haut). Alterner ensuite au signal.

-          Lancer et attraper un sac de sable avec une main puis avec l’autre

-          Des chansons telles que « Une p’tite main qui marche» ou «Je mets un pied en avant, je mets un pied en arrière» (notions spatiale en même temps)

Dissocier la main et le poignet de l’avant bras, acquérir de la souplesse est essentiel dans l’acte de dessiner, d’écrire.

Exemples :

-          Les jeux avec des rubans par exemple vont amener l’enfant à tourner ses poignets.

-          Faire de la peinture ou du dessin sur des grandes surfaces: Voir la vidéo de Segni Mossi :https://www.facebook.com/share/v/1BKLGfGqHL/ et https://youtu.be/QE6Lv-Z9z3w?si=gQp1EuPnZsd8Rkm_

-          Faire de la menuiserie va assouplir le poignet, renforcer les doigts et amener progressivement les enfants à sentir une plus grande aisance d’un côté du corps pour certains gestes.

                        Photo Beverly Hills

· Prendre conscience des deux côtés du corps

Les jeux de dissociation vont aussi amener l’enfant à prendre davantage conscience des deux côtés de corps. En fait vers 4 ans l’enfant commence à les distinguer.

Exemples :

- Lancer un petit sac de sable d’une main et un foulard de l’autre

- Scier du bois mou avec une main puis l’autre.

- Découvrir les deux côtés du corps et sa symétrie : dessiner avec les deux mains au sol ou au mur, dessiner l’autre moitié de son visage dans un miroir ou à partir d’une photo.

Photos tirée de vidéos de Segni Mossi
Photo Garden Gate

Voir la vidéo de Segni Mossi : https://youtu.be/HkJPe7AP2VE?si=j7wegkAj8graISK7

-          Faire un clin d’œil d’un côté puis de l’autre, fermer une paupière, puis l’autre.

 

-          La latéralité

La latéralité c’est avoir une préférence d’un côté du corps pour accomplir certains gestes. La latéralité est innée mais influencée par la pression sociale.

Photo Anne Mauffette

Nathan utilise aujourd’hui sa main gauche pour couper. Est-ce vraiment son côté dominant ou est-ce tout simplement parce que les paquets de pâte à modeler étaient tout près, à sa droite et qu’il en a pris un avec sa main droite?

Selon Monzée près de 20% des enfants ne sont pas latéralisés avant l’âge de 7 ans, c’est-à dire « qu’ils n’ont pas nécessairement développé de préférence manuelle quand ils entrent en première année du primaire.»(2A. p.20) «Cela veut dire qu’ils tiennent des crayons et des ciseaux  bien avant qu’ils soient assez matures pour déterminer s’ils sont droitiers ou gauchers»

Par imitation, ces enfants prennent surtout la main droite pour la motricité fine… Cela facilite la vie scolaire occidentale qui est faite pour droitiers surtout à cause de l’écriture de gauche à droite.
Par imitation (et j’ajouterais ou pression), ils vont prendre la main droite pour tout ce qui est motricité fine ce qui peut entrainer des problèmes plus tard (inversion des lettres, etc.).

La « maladresse » d’un enfant, en découpage par exemple peut donc être simplement due au fait que nous lui avons donné des ciseaux de droitier sans y penser…

Aussi est-il important de suggérer aux enfants des jeux ou ils utilisent aussi bien la gauche que la droite  (comme dans les jeux cités plus haut dans la dissociation) pour les aider à identifier progressivement  leur dominante («Ça va mieux comme ça») et d’en proposer aussi pour observer si l’enfant démontre déjà, à 4-5 ans par exemple une plus grande tendance avec un côté pour certaines activités.

Cette préférence peut être homogène à droite ou à gauche (pour l’œil, l’oreille, la main, le pied). Certains enfants vont avoir une latéralité croisée (œil droit, main gauche).

Dans un premier temps les enfants vont explorer leur propre latéralité. 

Exemples :

-          On peut par exemple observer comment les enfants :

 font semblant de se coiffer, de se brosser les dents,

 font semblant de regarder dans une longue vue ou regarder dans un kaléidoscope,

 lancent un balle ou un objet dans une boîte,

 bottent un ballon ou une boîte de carton (papier mouchoir),

 sautent en longueur (sur quel pied ils prennent leur élan),

 restent en équilibre sur un pied le plus longtemps.

Et voir s’ils alternent ou utilisent toujours le même œil, la même main ou pied ce qui peut indiquer une dominance.

-          Leur demander de déchirer du papier type papier journal ou autre en tenant la feuille avec la main gauche et déchirer avec la droite puis le contraire. Qu’est-ce qui fonctionne le mieux (faire attention que l’enfant tienne le papier dans le sens où il se déchire le mieux).

Vers 4-5 ans, ils commencent à reconnaître les côtés du corps mais ne peuvent pas encore les distinguer correctement.

Puis, dans un deuxième temps,  ils vont apprendre à transposer cela aux objets en relation directe avec eux. Mais d’abord, il faut qu’ils aient connaissances des notions spatiales.

Et dans un troisième temps, à la reconnaître sur les autres et sur les objets entre eux.

La distinction entre la droite et la gauche est compliquée pour les enfants.  Elle se complique encore par le fait que si une personne est en face de nous sa droite se situe à l’inverse de ma droite, que dans le miroir notre image st inversée.

La distinction entre la droite et la gauche reste instable même parfois chez des adultes.

 

-          La motricité fine

        Photo Pinnacle                                                             Photo Mairtown Kindy

La motricité fine comprend des actions qui impliquent une dissociation poussée des muscles et où n’interviennent qu’une partie relativement réduite du corps.

 « Les enfants sont exposés à leur manualité à un moment où la motricité globale devrait primer sur la motricité fine 2B, p.247 ». « On s’étonne parfois que certains enfants soient malhabiles en maternelle et en première année dans leur motricité digitale. Pourtant, le cerveau a juste besoin de temps. Du temps pour se développer. En effet, la motricité fine - c’est-à-dire le mouvement des doigts- ne peut se déployer que si la motricité globale est devenue mature 2 C, p. 64 ».

Cela ne doit pas nous empêcher d’offrir aux enfants des objets à utiliser avec leurs mains, améliorant ainsi leur préhension et leurs habiletés manuelles, au contraire.

· Manipulations

Exemples :

-          Toutes les manipulations d’objets vont travailler cette composante : petits objets polyvalents, toutes sortes de matières et matériaux (pâte à modeler, glaise, fil de fer) et d’outils (pinceaux, et crayons de toutes sortes, rouleaux, tampons, pipettes, bouteilles, ciseaux, poinçons, agrafeuses, tournevis, marteaux, couteaux, etc.), vont, selon les gestes demandés, renforcer les muscles des doigts, les délier. Elles vont apprendre à l’enfant à serrer, relâcher, retenir son mouvement, quelle pression exercer (avec du fusain, on fait délicatement, avec un pinceau on ne pousse pas trop fort sinon, la feuille déchire, etc.).

-          Les jeux symbolique (se déguiser, l’habillage de poupée, faire semblant de faire la cuisine).

-           Avec la construction, avec les Légos et autres blocs aussi, ils vont emboîter, superposer, déposer, aligner, empiler,ordonner, etc.

                                                 Photo Mairtown Kindy                                      Photo Roseville

-           Les activités de tous les jours comme l’habillage, attacher ses souliers ou les collations sont aussi des occasions de motricité fine.

Note : L’enfant de 3 ans sait en général se déboutonner, mais pas se boutonner, l’enfant de 4 ans peut faire les deux (à condition que les boutonnières ne soient pas trop serrées).

-          La couture, le tissage, le tricotin, la cuisine, l’enfilage de perles sont toutes des activités qui vont développer la motricité fine.

-          On va fournir une variété d’objets, placés à la vue des enfants, aux qualités et caractéristiques différents : des plus gros, des plus petits, des mous des durs, des plus faciles ou moins faciles à saisir, à tenir, à placer, à visser et dévisser, à remplir,  etc.

-          Les enfants vont aussi apprendre les noms des doigts de la main avec des chansons et comptines (J’ai un joli pouce, un index aussi, etc.; Monsieur pouce part en voyage https://youtu.be/tTnz2rkas1c?si=PaC_MDpnHjYR4T54).



· Lancer, attraper


Lancer attraper est souvent mis dans la motricité fine car attraper une balle demande effectivement un bon contrôle de la main mais aussi du bras. Mais lancer fort demande un  effort de tout le corps. De la même façon, clouer demande de la motricité fine mais sollicite aussi une grande partie du membre supérieur. Bien sûr tenir un petit clou demande de la motricité fine. Poser un bloc sur un autre demande aussi de la motricité fine.

Les enfants de 4-5 ans commencent à attraper avec leurs mains plutôt qu’avec tout leur bras. Entre 5 et 6 ans, ils lancent de mieux en mieux.

Exemples :

-          Proposer d’abord des objets qui se déplacent plus lentement.

-          Proposer différents types de balles et de ballons, gros moyens petits, plus légers, plus lourds qui rebondissent moins ou beaucoup et même des ballons baudruche.

-          On va d’abord se lancer les balles puis leur faire faire un rebond dans un cerceau placé entre les deux joueurs par exemple.

-          Proposer une bataille de boules de neige (soit avec des balles en mousses, des balles en papier ou en tissus.

-           Lancer sur une cible ou dans un contenant.

-          Lancer et attraper un petit sac de sable à une main puis avec l’autre.

-          La coordination oculo-manuelle

C’est l’habileté à coordonner une perception visuelle avec un mouvement de manipulation de la main.

Les habiletés visuomotrices sont essentielles pour qu’un enfant puisse dessiner ou suivre une ligne d’écrit.

Les enfants dont les habiletés physiques sont sous-développées ont besoin de plus de temps pour les développer à travers le jeu libre et structuré, AVANT d’en arriver à être prêt pour des tâches plus sédentaires et de motricité fine comme la lecture…

« Lire, écrire, écouter et l’habileté à rester assis et focaliser son attention sur une tâche sans être distrait sont tous liés à la maturité et au fonctionnement du système nerveux central. Celui-ci est non seulement développé par le jeu, mais la maturité de ce système est reflété dans des habiletés physiques spécifiques telles que la posture, l’équilibre, la coordination et le contrôle du mouvement des yeux 3 p. 140 ».

Exemples :

-          Tous les jeux de lancer, attraper vont développer cette coordination,

-          mais aussi le dessin et la peinture

-          et la construction avec des petits blocs,

-          le suivi de trajectoires de billes et de balles sur des parcours ou des rampes, etc.

-          La coordination œil-pied

 C’est l’aptitude à coordonner une perception visuelle avec un mouvement des membres inférieurs.

-          Marcher, courir en évitant des obstacles.

-          Botter un ballon, une boîte de conserve ou un caillou.

-          Faire rouler un ballon avec son pied autour de cônes.

-          Les notions et relations spatiales

Les enfants vont apprendre le vocabulaire et les lieux correspondants liés à l’espace : en haut, en bas, au-dessus, en-dessous, en arrière de, devant ou en avant de, derrière, sur le côté de, proche de, loin de, autour, faire le tour, à l’intérieur, à l’extérieur, au coin de, au bord de ou sur le bord de, au milieu, entre, à travers de, par terre, ainsi qu’à la disposition dans l’espace : en rond ou cercle, en carré, en ligne, en ligne droite, en spirale, en diagonale et le sens de certaines actions Les jeux de cerceaux au sol vont favoriser les concepts de dedans, dehors.

-          Se déplacer en changeant de niveau (haut, bas, moyen).

-          Faire un parcours où on demande au fur et à mesure à un enfant de passer devant la chaise, à côté du banc, dans le cerceau sous l’autre chaise, etc.

Cela implique aussi les notions de grandeurs et de quantité (vide, plein), de mouvement (monter, descendre, lever, baisser), et de formes (rond, etc.).

-          L’orientation spatiale

Vers 4,5 ans les enfants vont être capables de retrouver leur place, se suivre, s’éloigner, se rapprocher. De suivre un trajet.  Ils vont faire la différence entre avancer et reculer.

Explorer un espace 

Exemples :

-          Explorer l’école (plusieurs fois) en début d’année, en aidant les enfants à noter des repères va les aider à remarquer le chemin parcouru de la classe au gymnase, de la cour à la classe, de la classe aux toilettes (s’il n’y en a pas dans la classe), de la classe au service de garde, de la classe au secrétariat et à s’orienter dans l’école.

-          Dans une pièce, faire le tour, des spirales, se déplacer en ligne droite ou en diagonale, en zig zag,  en se croisant, quatre à quatre par vagues, etc. amène les enfants à percevoir l’espace.

-          Marcher en file, en rang deux par deux, se placer face à face, dos à dos sont tous des exercices d’orientation spatiale

-          Jouer au détective en observant le trajet de quelqu’un (dans un parcours) puis le refaire et ensuite  le représenter sur une feuille au tableau (ou dans le sable) est une autre façon d’aider les enfants à mémoriser des repères et développer leur orientation spatiale.

-          Guider quelqu’un les yeux bandés dans ses déplacements

-          Marcher sur un rythme puis au signal changer de direction (demi-tour, quart de tour). Si on veut leur demander de tourner à droite ou à gauche il faut attacher un ruban sur la main droite ou y dessiner la lettre D pour donner un repère aux enfants.

-          Les jeux de lotos, de serpent et échelles demandent aux enfants de se repérer dans l’espace.

Les enfants construisent progressivement leurs représentations mentales de l’espace en vivant d’abord des activités motrices dans l’espace.

 

-          L’organisation spatiale

C’est se souvenir de, ou planifier, l’ordre des éléments et de leur organisation.

Quand vous placez la vaisselle dans le lave-vaisselle, vous faites de l’organisation spatiale. Quand les enfants ont l’occasion de mettre la table, ils en font aussi, en plus de travailler la latéralité.

Créer des formes à partir des formes simples, mesurer fait aussi partie de cette habileté.

L’organisation spatiale est une capacité nécessaire dans la vie de tous les jours.

 Le rangement, par exemple est une tâche difficile pour certains enfants : cela demande une grande attention: repérer où vont les objets et se rappeler de la position de tel ou tel bac.

 L’organisation spatiale est aussi une clé dans l’apprentissage de la lecture et des mathématiques.

Exemples :

-          Les casse-têtes sont un excellent moyen d’exercer l’orientation et l’organisation spatiale. Ils demandent une bonne perception visuelle de la forme et des couleurs des pièces  et du sens dans lequel les placer.

-          Les jeux du type d’Architek, les Tangrams développent aussi cette habileté.

-          Les peintures et les collages, demandent de s’orienter et de s’organiser dans l’espace de la feuille.

                         Photo Anne Mauffette                        Photo Garderie Imagine

-          Les constructions avec des Légos par exemple, lorsqu’on suit un modèle, exigent de lire un plan, de comprendre le sens de l’orientation des pièces (dans quel sens les placer et où, par rapport aux autres) et leur organisation dans l’ensemble.

-          La confection de colliers va amener les enfants à enfiler les perles dans un certain ordre et faire des séquences (mathématiques).

-          Le dessin sur de très grandes surfaces et des petites. Voir la vidéos de Segni Mossi Flow  

-          Les pliages de type «cocottes» ou Origami simples

-         Les créations avec des éléments naturels sont des occasions de placement d’objets les uns par rapport aux autre dans une organisation esthétique.

Elles demandent aussi de la motricité fine. Photo Garden Gate

Ici l’enfant a même fait de la correspondance un à un avec les cocottes et les coquillages.


-          Les notions temporelles

Les notions temporelles sont un des concepts les plus difficiles à comprendre et à maîtriser pour les enfants. Par contre les concepts de premier et le dernier sont vite intégrés!

C’est par la succession de leurs gestes qu’ils vont plus facilement percevoir les relations temporelles.

Apprendre la signification de : avant, après, pendant, d’abord, ensuite, puis, hier, aujourd’hui, l’alternance du jour et de la nuit, matin, midi et soir, les saisons, temps long ou court (durée), reconnaître et suivre un rythme.

· La durée

Exemples :

-          L’expression sonore va donner à l’enfant l’occasion d’identifier des sons plus longs ou plus courts et de percevoir la durée.

-          La perception de la durée peut s’exercer à travers les expériences musicales.

-          Les routines aident l’enfant dans ce sens, l’horaire de la journée et le calendrier avec ses fêtes aussi.

-          Un « timer» ou un sablier peut aussi aider les enfants à comprendre le temps qui passe. On en profitera pour parler des secondes, minutes, heures, semaine, mois, année.

-           Faire tourner des cerceaux (celui qui tourne le plus longtemps), des toupies.

· Le rythme

Le rythme est une suite logique, dans l’espace et le temps, d’un mouvement ou d’un son. C’est un alliage de durée (plus ou moins longue) et d’ordre.

Il y a les rythmes que l’ont voit (des poteaux de clôture) et ceux qu’on entend (la cadence d’un pas, les rythmes de la musique, d’une phrase. Il y en a des rapides et des lents. Il y a aussi le rythme de l’alternance jour et nuit et des saisons.

Les enfants vont répéter des rythmes,  s’adapter à un rythme et représenter des rythmes

-          L’expression sonore va donner des occasions de discriminer des rythmes, les reproduire.

-          Les enfants vont apprendre à reconnaître et reproduire des rythmes entendus mais aussi écrits : exemple : 0 0 0    0 0 0   0 0 0

Voir les articles sur l’expression sonore pour des exemples : https://jeulibrequebec.blogspot.com/2022/01/petites-explorations-musicales-1.html

https://jeulibrequebec.blogspot.com/2022/11/petites-explorations-sonores-2-la_68.html

-          L’expression corporelle va permettre aux enfants de se mouvoir de différentes façons sur différents rythmes :

Voir l’article https://jeulibrequebec.blogspot.com/2023/02/expression-corporelle-ou-danse-creative.html

-          L’orientation temporelle

Dans la vie courante, subjectivement, le temps nous parait relatif  (quand on s’ennuie ou chez le dentiste, il parait s’éterniser) et quand on s’amuse, il file, même si objectivement il ne passe pas plus ou moins vite. Les enfants n’ont pas la même notion du temps que nous aussi faut-il les aider à se situer dans le temps en leur donnant des points de références.

-          L’organisation temporelle

C’est de se souvenir de ou planifier  la succession des événements.

C’est aussi mémoriser l’ordre d’un certain nombre de choses (chronologie).

-          Recomposer des suites logiques

-          Raconter des histoires ou en redire en respectant l’ordre

-          Connaître la suite des saisons et leurs noms

-          Composer une petite chorégraphie et s’en rappeler

-          Reconnaître les gestes associés au matin, midi au soir. On peut mimer par exemple la séquence du matin (le matin, je me lève, je vais à la toilette, etc.), vite comme quand on est pressé et lentement , en fin de semaine.

-          L’organisation spatio-temporelle

L’enfant va apprendre à s’adapter et s’organiser dans l’espace et le temps pour se déplacer parmi des objets. Les enfants qui se cognent souvent dans les objets ou les font tomber ou dans les personnes, ont de la difficulté à percevoir les obstacles et manquent d’ajustement spatio-temporel.

Il va aussi apprendre à s’organiser pour faire un projet : pour faire de la peinture, par exemple,  il va aller chercher une feuille, la rapporter au chevalet ou au mur, l’épingler, etc.

Exemples :

-          Établir un parcours par eux-mêmes va demander aux enfants de planifier comment placer le matériel dans l’espace et à établir l’ordre des gestes à accomplir.

-          Préparer une fête par exemple, demande aux enfants de prévoir ce qui va ses passer (la suite des choses : on va faire d’abord  ceci, puis, cela) de décider où cela va se passer, comment on va mettre les tables, etc.

-          Inventer une chasse au trésor avec des indices qui mènent à d’autres indices fait partie de cette catégorie.

-          Déposer de la peinture sur une surface rigide puis la faire couler en bougeant le carton ou la boîte demande de surveiller la trace faite par la peinture et sa vitesse, et orienter la surface pour que la peinture se déplace à l’intérieur du périmètre. Cela peut se faire seul (avec une bille qui se déplace dans la peinture dans le fond d’une boîte). Mais si la surface est grande et qu’on travaille à plusieurs cela demande aussi la coordination des gestes de tous.

Photo Segni Mossi

-          La vitesse

Percevoir la vitesse d’un objet tient à la fois de la structuration temporelle et spatiale. Un objet se déplace dans l’espace et va plus ou moins vite. S’il dévale une pente, il accélère. Si on augmente la pente, il va encore plus vite. Ce sont des expériences que les enfants peuvent faire avec des rampes, sur des glissoires. En fait il s’agit des notions de physique.

Il y a aussi la vitesse de la course qui peut se mesurer avec un chronomètre.

Pour voir la quatrième partie:https://jeulibrequebec.blogspot.com/2025/04/stimuler-le-developpement-psychomoteur_7.html

Pour voir l'article au complet:https://jeulibrequebec.blogspot.com/2025/04/stimuler-le-developpement-psychomoteur.html

Stimuler le développement psychomoteur au préscolaire quatrième partie

  Pour voir la troisième partie:https://jeulibrequebec.blogspot.com/2025/04/stimuler-le-developpement.html

Composantes multiples :

Bien sûr il est difficile de catégoriser certains mouvements dans une seule composante. En fait la plupart des actions en sollicitent plusieurs. Elles sont souvent liées : l’organisation spatiale va dépendre du schéma corporel et de l’organisation de la perception.

Exemples :

-           Lancer un ballon dans un cerceau ou un panier ou sur un objet, va demander non seulement de la coordination mais d’évaluer la distance (notions spatiales), adopter la direction de son geste (dissociation, relation spatiale), utiliser sa conscience de son corps, etc. Si l’objet est en mouvement (comme au ballon chasseur par exemple): l’enfant devra anticiper la vitesse du déplacement, la trajectoire et adapter la force et la direction de son geste.

            Les jeux de mémoire par exemple, demandent de l’attention, de percevoir des différences et ressemblances visuelles et de se rappeler l’endroit où les cartes étaient situées, donc de l’orientation spatiale.

-          Allier le mouvement et l’expression graphique (qui est aussi mouvement), comme on le voit dans la plupart des vidéos de Segni Mossi, font de ces propositions des activités très complexes et complètes alliant la conscience du corps, le développement d’un riche vocabulaire corporel, le sens de l’espace et de l’orientation, la motricité fine, le rythme, l’observation des autres,  etc.

Voir : https://www.facebook.com/share/v/1A4FjC6vWq/

-         Les jeux traditionnels

Ils travaillent souvent plusieurs composantes en même temps.

· La cachette

Photo Marie Jobin                                      Photo Garden Gate

C’est un jeu qui parait simple mais qui demande tout un apprentissage. Il demande par exemple de savoir si notre corps peut être contenu dans quelque chose ou être vraiment dissimulé dans un endroit. Il faut anticiper la distance et la vitesse du chercheur, les comparer avec la distance à parcourir et sa propre rapidité pour évaluer si on a des chances d’arriver au but sans être pris. L’enfant doit exercer son orientation spatiale (se rappeler où est le but par rapport à sa situation).

Voir L’article sur la cachette : https://jeulibrequebec.blogspot.com/p/la-cachette.html

· Les jeux de poursuites

Jeux de motricité globale par excellence, ces jeux développent aussi chez les enfants une multitude d’habiletés. Ils renforcent leur système cardiovasculaire et pulmonaire, leur donnent de l’endurance tout en leur faisant travailler l’anticipation des déplacements, évaluer leur vitesse et s’orienter dans l’espace. Sans oublier le langage (décider qui a la tague) et la résolution de problème dans les conflits («tu ne m’as pas touché!»)

Voir la vidéo sur les poursuites : https://youtu.be/mOrjnkkkiHs?si=MCJ7jMbDyzQVB-zE

· Les jeux de ballons (lancés ou frappés) amènent à évaluer les distances, à surveiller d’où vient le ballon et vers où le relancer (orientation spatiale) et adapter ses déplacements en conséquence ainsi que sa force et maîtrise sa motricité fine.

Exemple :

-          Une balle ou un ballon suspendu va forcer l’enfant avec sa raquette, à anticiper la trajectoire dans l’espace et la vitesse du retour du projectile.

· Le jeu du foulard ou du petit cochon, est assez complexe au niveau l’orientation spatiale. Il demande de s’orienter dans l’espace : tourner dans le bons sens pour courir derrière et rattraper le collègue qui a déposé le foulard ou autre, retrouver sa place.

· La «chaise» musicale :

Disposer les chaises en rond dans l’espace  demande de l’organisation spatiale, des notions spatiales et de l’orientation spatiale. Marcher, sautiller exercent la motricité globale.

Tourner dans le bon sens autour des chaises exige de l’orientation et des notions spatiales. Réagir rapidement à  l’arrêt de la musique demande de l’attention et de l’inhibition, repérer les chaises disponibles exige de l’attention, de l’orientation spatiale, courir s’y asseoir, de la motricité globale. Si elle est collaborative c’est-à-dire qu’on enlève une chaise mais pas de joueur (pas de perdants) on augmente les occasions de contact.

· Le jeu de poches et toutes les formes de lancer font travailler la notion de direction du geste, l’évaluation de la distance et de la force à exercer, de relâcher l’objet au bon moment.

· Le jeu de pas de géants pas de souris travaille la notion de grandeurs, de distance et l’inhibition.

L’environnement

On peut faire de la psychomotricité en tout temps et partout : dans la cuisine (motricité fine), dans un local ou en classe dont on aura poussé les meubles (ensemble), dans une salle prévue à cet effet (salle de psychomotricité, de danse, au  gymnase), dans un corridor, au parc, dans le quartier, en promenade. Idéalement, il faudrait une salle de psychomotricité dans chaque garderie et CPE

Photo Danielle Jasmin

 Mais le milieu qui s’y prête le plus et qui est le plus disponible est certainement l’extérieur. Surtout pour la motricité globale. Encore faut-il qu’il y ait un minimum de matériel disponible et que les adultes ne soient pas trop craintifs par rapport aux risques.

Qu’est-ce que votre environnement extérieur offre aux enfants comme variété d’activités motrices?

Photo Danielle Jasmin

Photos Garden Gate

Les randonnées en forêt sont d’excellentes occasions de motricité.

Mais même dans une cour juste asphaltée, des jeux sont possibles.

                                                                                Photo Peachtree            

 

Le matériel

Les interactions des enfants avec les matériaux, les objets vont leur apporter des informations et connaissances.

Quand on sort du matériel, on va laisser les enfants d’abord découvrir ce qu’ils peuvent faire avec, en exploration libre. Puis, selon ce que vous observerez, vous pourrez proposer des variantes, d’autres utilisations et organisations.

On sait si un matériel est pertinent, en observant ce que les enfants font avec, sans l’intervention de l’adulte. S’ils l’abandonnent rapidement, par exemple, c’est soit qu’ils ne le trouvent pas intéressant soit qu’ils ne savaient-il pas comment s’en servir auquel cas nous proposerons certains usages possible.

Ce qui va se passer dépend aussi du nombre d’objets. Les caractéristiques des objets vont suggérer certains comportements.

Exemples :

 Avec des cerceaux

-          Les enfants jouent à deux avec un ballon et se lancent le ballon en lui faisant faire un rebond dans le cerceau. (lancer, notion de distance, d’à l’intérieur donc de notion spatiale). Ils doivent diriger leur geste (contrôle moteur, direction  donc orientation spatiale), ajuster leur geste de réception à la hauteur du rebond et la vitesse du ballon

-          Dans le cerceau musical, quand la musique arrête on doit se retrouver dans les cerceaux (on peut ajouter la consigne à deux, à  trois, à quatre, etc., ajoutant aux composantes psychomotrices (déplacements, perception visuelle et auditive, ainsi l’aspect dénombrement et communautaire).

C’est pratique d’avoir du matériel spécifique de psychomotricité ou d’éducation physique mais souvent on peut se servir de matériel polyvalent, récupéré et même en fabriquer et même impliquer  les enfants.

On peut par exemple créer, avec les enfants (motricité fine),  des cibles en carton. Des balles avec du papier style journal et du «tape». Des bâtons en papier roulé également qui deviennent des gourets pour pousser des balles ou des bâtons pour les frapper. Ou peut aussi utiliser des rouleaux de papier d’emballage. Des boîtes à chaussures et d’autres plus grandes dans lesquelles on peut s’asseoir (en plus grand nombre que les enfants) peuvent être utilisées comme ils le veulent.

Des demi-contenants (bouteilles) de savon liquide à linge peuvent devenir des raquettes pour attraper des balles.

Vous n’avez pas de filet, une simple corde habillée de rubans fera l’affaire.

De simples  bâtons espacés au sol, peuvent servir d’obstacle pour favorise les sauts.

Des chaises peuvent servir pour faire des zig zag, être assis et se passer le ballon au-dessus de la tête, ramper dessous, etc. En fait, demandez aux enfants de trouver des utilisations possibles (à la cantonade, chacun suggérant une idée, ou par équipe, les enfants explorant d’abord puis démontrant à tout le groupe leurs trouvailles).

-         

-          L’importance des autres

Regarder les autres est une grande source d’inspiration pour les enfants. Ils acquièrent de nouvelles informations, différentes façons de faire. Ils s’inspirent de ce qu’ils font tout en apportant des variantes personnelles ce qui résulte en des connaissances et des habiletés. Dans un groupe, chacun profite de l’expérience de l’autre ce qui influence l’activité de l’ensemble.

 On peut donc aussi parfois alterner les spectateurs et les acteurs.

Le rôle de L’adulte

Son premier rôle est d’observer les enfants. L’observation des comportements spontanés des enfants nous explique comment ils apprennent et ce qu’ils apprennent.

Il peut même  les filmer pour mieux y revenir et noter comment ils bougent, ce qu’ils font avec les objets. Il va pouvoir identifier leurs capacités et leurs besoins. Il doit pouvoir déduire des actions des enfants, les composantes mises en jeu ou pas et planifier du matériel et proposer des expériences adaptées.  «Responsable de la qualité et de la  diversité des moyens à mettre en œuvre» (2 A p.48), Il doit connaître et savoir inventer des moyens pour favoriser le développement sensorimoteur des enfants et pouvoir les animer.

Il peut aussi proposer des problèmes à résoudre par les enfants.

Exemples : :

-          Comment déplacer un bloc sans utiliser les mains par exemple  

-          Comment faire des ponts avec leur corps d’abord seul puis à deux.

Il lui faut réserver du temps pour l’expression motrice spontanée ainsi qu’orientée.

Et faire attention qu’il n’y ait pas trop de temps d’attente : proposer deux ou quatre lignes qui sont en action en même temps par exemple.

Il peut aussi proposer des sorties qui vont inciter les enfants à bouger et enrichir leur bagage e mouvements.

Il est responsable de l’organisation matérielle, des situations proposées et de l’aménagement d’un environnement adapté aux besoins sensorimoteurs des enfants.

Les liens avec le programme

Toutes les composantes psychomotrices ont une influence sur le développement de toute la personne.

Proposer des activités motrices aux enfants, n’est  pas «encore une autre chose à faire», mais bien une  façon de vivre le programme pleinement, dans le plaisir de bouger. Car les composantes de la psychomotricité sont en lien direct avec les compétences inscrites dans le programme et non seulement celles concernant le domaine physique et moteur mais tous les autres. Nous avons pu voir que par ces expériences l’enfant va :

-          Accroître ses habiletés motrices

-           Construire sa connaissance de soi et acquérir un sentiment de confiance

-          Développer des relations positives avec les autres, une appartenance au groupe et des habiletés sociales

-          Identifier ses sensations et sentiments

-          Augmenter ses fonctions exécutives (attention, mémoire, autorégulation)

-          Développer du vocabulaire en rapport avec son corps, ses mouvements et son environnement

-          Acquérir les habiletés lui permettant d’apprendre à lire et écrire

-          Acquérir les bases nécessaires à la compréhension du raisonnement logique et des notions mathématiques et des sciences physiques.

Elles ont aussi un impact les apprentissages « scolaires». Lecture de gauche à droite, suivre une ligne des yeux, reconnaître les formes des lettres, écrire en représentant et en plaçant les lettres et les mots dans l’ordre, avec les espaces appropriés, sur une ligne dépendent de la maîtrise de celles-ci.

 Reconnaître les formes géométriques et les représenter, les différentes sortes de lignes, le concept de mesure, de nombre, de quantité, de symétrie, sont toutes des habiletés qui doivent d’abord être acquises par les activités motrices. Et les concepts de sciences aussi (vitesse, masse, direction pression, etc.).

Bref « le recours aux expériences psychomotrices, forme la base de tous les apprentissages »1p.8.

Conclusion :

L’enfant se construit à travers les activités motrices et sensorielles.

Le développement consiste en une série progressive de transformations qui se produisent sous l’influence de la maturation et de l’expérience.  Chaque expérience ne s’ajoute pas seulement aux précédentes, elle les modifie.

Ces apprentissages vont dépendre des occasions qui sont fournies à l’enfant.

Malheureusement, les enfants manquent d’activités physiques 4, p. 486»». Pourtant, «les données récentes sur l’état de la santé mentale des enfants justifient de mettre l’accent sur un contexte d’activités où l’enfant peut bouger librement (Marie Claude Cloutier) 2A, p.175»». «Se mouvoir dans l’espace, … c’est se rendre disponible à être et à apprendre». «Comme l’enfant apprend plus facilement par l’expérience vécue concrètement,  le jeu, les séances de psychomotricité… les aident à mieux gérer leurs émotions et contribuent à les rendre plus disponibles pour effectuer les apprentissages scolaires. Elles peuvent contribuer à la qualité de la présence, de l’attention et de la concentration de l’enfant 2A, p.170C’est une intervention éducative qui permet de réduire progressivement l’importance des indices comportementaux, notamment chez les enfants qui vivent de l’anxiété, qui ont tendance à bouger et à être impulsifs ou lunatiques ou qui ont de la difficulté à s’adapter à un milieu perçu comme insécurisant 2A, p.170».

Les temps de psychomotricité sont des moments qui amènent à la connaissance de soi, celle du monde physique autour de soi et celle des autres.

Elles devraient être sources de plaisir et pousser à l’action.

Mais l’éveil sonore, les arts plastiques, la construction, les jeux symboliques contribuent aussi au développement psychomoteur.

Toutes ces expériences initient les enfants à des notions, concepts et connaissances qui vont être stables, car construits dans l’action et intégrés dans le vécu

Mais une heure par semaine d’éducation physique plus les récréations ne peuvent suffire pour que les enfants aient le temps de développer tous ces aspects de la psychomotricité. L’éducatrice et l’enseignante doivent donc planifier dans l’environnement des possibilités de jeux libres psychomoteurs et aussi prévoir à l’horaire des temps de jeu s’adressant plus spécifiquement à certains éléments psychomoteurs.

À nous donc de prioriser l’expression motrice des enfants, le plus souvent possible.

Toutes les activités suggérées dans ce texte vont rendre les enfants plus agiles, plus endurants. Elles vont aider à contrer l’obésité, augmenter leur capacité pulmonaire et cardiovasculaire, améliorer leur coordination et leur force, les rendant moins susceptibles de subir des blessures. Les enfants vont développer de la dextérité, de la rapidité et des capacités nécessaires dans la vie de tous les jours et dans leur parcours scolaire.

À vous de choisir celles qui vous plaisent et peuvent convenir à votre groupe ou à certains enfants.

Références

1.      April J. et Charron A. (2013) : La psychomotricité au préscolaire, Des activités nécessaires pour soutenir le développement global de l’enfant, Chenelière .

2.      Monzée J. :

A.      Soutenir le développement affectif de l’enfant, CARD, 2014 ;

B.      J’ai juste besoin de votre attention : Aider l’enfant et l’adolescent aux prises avec l’anxiété et le stress, Le dauphin blanc 2016;

C.      J’ai juste besoin d’être compris : Comprendre les comportements dérangeants chez l’enfant et l’adolescent Le Dauphin Blanc, 2014; .

D.     Et si on les laissait vivre : Accompagner avec bienveillance les enfants et les adolescents. Le Dauphin Blanc, 2018.

3.     House, R. (2011) Too Much too soon? Early learning and the erosion of childhoodHawthorn Press, Early Learning Series.

4.      Proulx C. (2015)l. Plaidoyer pour une enfance heureuse. Éditions du Cram

        Notes

1.      Les vidéos suggérées montrent des enfants un peu plus âgés, mais beaucoup des activités proposées peuvent s’appliquer aussi aux plus jeunes. À vous de choisir ce qui est adapté pour votre groupe. Certaines ont déjà été mentionnées dans l’article sur l’expression corporelle.

2.      Certains passages du texte ont été repris du texte publié en sur les besoins des enfants. Et des photos ont été pris dans des textes précédents 

3.      Les âges donnés par rapport à certaines habiletés ne sont pas des absolus et ne doivent pas être utilisés comme un test mais à vous donner une idée.

       Pour voir l'article en entier:https://jeulibrequebec.blogspot.com/2025/04/stimuler-le-developpement-psychomoteur.html

         Pour imprimer le document PDF:https://drive.google.com/file/d/1VnkATQcjl6zKfTk6vUve0NcsHpZJVUrB/view?usp=sharing

    

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